Ken Bugul

Source : CEC

Année de naissance : 1947, Nationalité principale : Sénégalais, Nationalité secondaire : Béninois, Pays d'origine : Sénégal, Pays de résidence : Bénin


Ecrivaine sénégalaise née en 1947 à Maleme Hodar (Sénégal), son parcours de vie est à la fois riche, complexe et terrible. Née dans une famille musulmane polygame, la benjamine d’un père âgé de 85 ans, sa mère lui préfère ses autres enfants. Elle se sent donc rejetée par sa famille, ce qui sera une des causes de l’adoption du nom de plume “Ken Bugul” (“personne n’en veut” en Wolof). Elle part étudier en Belgique ou elle a une vie difficile, entre drogues et racisme. Elle passe par l’hôpital psychiatrique parisien Sainte Anne. Elle réussit à en sortir et rentre au Sénégal où elle est rejetée par sa famille et vit un an et demi dans la rue avant de décider de commencer à écrire son premier roman, Le baobab fou. Elle rentre alors dans sa famille avant de rencontrer un serigne (dignitaire religieux de la confrérie musulmane mouride). Celui-ci l’aide, la soutient et la prend comme une de ses 28 co-épouses pendant trois ans, jusqu’à sa mort, dans une relation aimante qu’elle narrera dans Riwan ou le chemin de sable. Elle devient alors, de 1986 à 1993 haute fonctionnaire internationale en charge de plusieurs pays africains pour une association chargée de développer le planning familial. Elle se consacre depuis 1994 à l’écriture. Elle vit actuellement entre le Sénégal et le Bénin.

Bibliographie sélective



  • Le baobab fou, Nouvelles éditions africaines du Sénégal (NEAS), 1982.

  • Cendres et braises, L’Harmattan, 1994. Coll. Encres Noires.

  • Riwan ou le chemin de sable, Présence africaine, 1999. Grand prix de l’Afrique noire 1999.

  • La folie et la mort, Présence africaine, 2000. 

  • De l’autre côté du regard, Le Serpent à Plumes, 2004. Coll. Motifs.

  • Rue Félix-Faure, Hoëbeke, 2005.

  • La pièce d’or, Ubu éditions, 2006.

  • Mes hommes à moi, Présence africaine, 2008.

  • Aller et retour, Athéna, 2014.

  • Cacophonie, Présence Africaine, 2014.